Organiser la solidarité financière avec les grévistes : un combat politique urgent pour vaincre Macron et son monde

La réforme des retraites du gouvernement est rejetée par une très nette majorité de la population. L’opinion publique reste majoritairement favorable aux grévistes, malgré la forte gêne occasionnée aux usager.e.s. Énormément de personnes dans ce pays comprennent qu’il n’y a pas d’autre choix que de se battre pour le retrait total de la réforme que le gouvernement veut nous imposer. Beaucoup ont compris que les travailleurs.ses en lutte contre la réforme des retraites devaient absolument sortir victorieux.ses du bras de fer contre le gouvernement. Il en va non seulement des pensions de retraite mais aussi du rapport de forces global entre les travailleur.se.s, d’un côté, le patronat et le gouvernement de l’autre. Infliger une défaite à Macron, c’est faire changer la peur de camp, c’est mettre notre camp en situation de passer à l’offensive, de commencer à revenir sur quarante années de démantèlement des conquêtes sociales et d’imposer ses propres revendications, pour des hausses de salaire, contre les licenciements et suppressions de postes, contre la précarité, etc.

Les grévistes sont légitimes à demander aux directions syndicales et aux partis de « gauche » de financer intégralement la grève

Malheureusement, la politique des directions syndicales dans tous les domaines constitue à ce stade un obstacle considérable à la victoire. Nous l’avons déjà longuement analysé dans nos articles du 12 décembre et du 20 décembre : refus de rompre les concertations et de formuler clairement le mot d’ordre du retrait, plateforme revendicative trop étroite pour réussir à engager massivement dans la lutte l’ensemble des professions, refus d’appeler à la grève générale pour vaincre Macron et le MEDEF, auxquelles les dirigeants syndicaux opposent des journées d’action, des « temps forts », etc. Les grévistes l’ont ressenti dans leur chair avec l’appel à une prochaine journée de mobilisation le 9 janvier, plus de 3 semaines après celle du 17 décembre : une trêve qui ne dit pas son nom.

Mais cette orientation des directions syndicales s’exprime aussi sur le plan financier. En effet, les syndicats et les partis disposent de réserves financières significatives. Et, vu l’ampleur du soutien à la grève dans l’opinion, elles pourraient aisément collecter des sommes suffisantes pour financer plusieurs semaines de grève (environ 30 euros par adhérent.e de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires pour payer 10 jours de grève de 50 000 grévistes, en se basant sur l’hypothèse très large qu’elles et ils gagnent 2100 euros net en moyenne). Or, pour le moment, les directions syndicales donnent l’impression de faire le service minimum de ce côté-là. A ce stade, les grévistes ne savent ni quelle somme elles et ils peuvent espérer toucher, ni quand l’argent leur parviendra, sans compter que les travailleur.se.s non syndiqué.e.s peuvent craindre de ne rien toucher. Cela contribue à rendre plus difficile chaque jour la poursuite de grèves isolées dans quelques secteurs, notamment la RATP, la SNCF et les raffineries. Pourtant, vu l’enjeu, les directions de ces organisations devraient en toute logique mettre tout de suite l’argent nécessaire à la disposition des grévistes, afin de renforcer leur détermination, de leur permettre de tenir et de trouver ainsi un point d’appui pour entraîner tou.te.s les autres.

Les grévistes sont parfaitement légitimes à demander aux directions des organisations syndicales et des partis de « gauche » qu’elles fassent au plus vite ce qu’elles auraient déjà dû faire par elles-mêmes depuis longtemps : distribuer de suite aux grévistes les sommes dont elles disposent ou peuvent rapidement disposer, et organiser une grande campagne de solidarité financière en utilisant leur influence. Mais pour formuler cette demande avec une certaine chance de succès et pour organiser la solidarité financière en attendant une éventuelle réponse des sommets syndicaux et politique de la « gauche », les grévistes ont besoin de s’organiser et de se coordonner beaucoup mieux.

Pour assurer une solidarité financière efficace, il faut structurer la grève

La caisse de grève nationale organisée l’année dernière par les enseignant.e.s pour la grève du bac donne une idée de ce qui peut être fait. La caisse était nationale, mais les demandes devaient passer par les échelons locaux : elles étaient d’abord contrôlées par l’assemblée des grévistes ou par des collègues mandaté.e.s à cet effet dans chaque établissement, puis elles étaient regroupées dans chaque département ou académie, et enfin centralisées au niveau national. En fonction des sommes recueillies pour la caisse de grève, on pouvait fixer les montants à verser aux grévistes ayant fait une demande. Une organisation comparable pourrait tout à fait aujourd’hui être réalisée dans les AG des dépôts et attachements de la RATP, de la SNCF, des raffineries et de tout autre secteur en grève reconductible. Il faudrait aussi une coordination de ces différentes AG à l’échelle de l’ensemble de l’entreprise.

En outre, il est possible, comme cela se fait dans certains établissements de l’enseignement, de verser de l’argent tout de suite (à chaque fin de semaine) à tou.t.e grévistes ayant fait une demande de soutien financier validée par l’AG ou par des collègues mandaté.e.s par l’AG pour tenir la caisse de grève. C’est évidemment bien plus efficace que de payer a posteriori. En effet, les grévistes ont ainsi pendant la grève elle-même, quand se pose la question de poursuivre ou d’arrêter, la certitude que son coût sera diminué, car elles et ils reçoivent immédiatement les versements et peuvent en mesurer le montant.

Un comité central de grève à la RATP, à la SNCF, dans les raffineries, regroupant les délégué.e.s de chaque AG, aurait, d’une part, l’autorité nécessaire pour formuler une telle demande aux organisations syndicales et aux partis de « gauche », alors qu’une AG isolée risque toujours de ne pas être prise au sérieux. Il aurait aussi, d’autre part, beaucoup plus de poids pour organiser une campagne de solidarité financière immédiate en direction de tou.te.s les autres travailleur.se.s. En effet, aujourd’hui, devant la multiplication des caisses de grève en ligne, il est difficile de savoir comment l’argent donné (à qui ? selon quels critères ? etc.) sera utilisé et cela constitue évidemment un frein à ces dons.

Dans l’immédiat, financer les caisses de grève en privilégiant la transparence et les caisses gérées par les grévistes elles-mêmes et eux-mêmes

Cependant, on ne peut pas attendre que la structuration de la grève pour engager l’effort maximum de soutien financier à la grève. Il est d’ores et déjà possible de verser dans les caisses de grève ouvertes par les grévistes dans tel ou tel attachement, dépôt, gare, raffinerie, etc. Nous pensons qu’il faut privilégier les versements à des caisses contrôlées par les grévistes et/ou qui privilégient la transparence, et qui s’engagent à verser les sommes collectées à tou.te.s les grévistes, qu’elles et ils soient syndiqué.e.s ou non.

Certain.e.s d’entre nous ne peuvent pas en ce moment participer aux grèves ou n’ont pas encore pu car le mouvement n’est pas assez généralisé (comme pour les précaires), mais se sentent solidaires du mouvement. Ils et elles peuvent financer les caisses de grève pour aider les grévistes actuel.le.s à tenir bon. Car pour les grévistes, les caisses de grève ne sont pas seulement des outils pour mieux supporter le poids financier de la grève et pour parvenir à boucler les fins de mois ; elles sont tout autant un fort encouragement à tenir bon, en se sentant aidé.e.s et soutenu.e.s par des millions de gens.

En cette période de fêtes, soutenons-les et donnons massivement aux caisses de grève ! Nous pensons qu’il faut avant tout soutenir les secteurs en grève reconductible, à commencer par ceux ayant démarré le 5 décembre, plutôt que des secteurs ayant seulement participé à des temps forts. Nous relayons ici, de façon non-exhaustive, deux types de caisses de grève : des caisses gérées par des syndicats ou des regroupements syndicaux qui affirment un engagement de respect des principes définis plus haut ; et des caisses de grève mises en place par des grévistes et semblant donc avoir pour principe de reverser l’argent à tou.te.s les grévistes au prorata des jours de grève, sans distinction d’appartenance syndicale. Nous recommandons bien sûr de donner en priorité aux caisses affichant ces principes de façon explicite.

La réforme des retraites du gouvernement est rejetée par une très nette majorité de la population. L’opinion publique reste majoritairement favorable aux grévistes, malgré la forte gêne occasionnée aux usager.e.s. Énormément de personnes dans ce pays comprennent qu’il n’y a pas d’autre choix que de se battre pour le retrait total de la réforme que le gouvernement veut nous imposer. Beaucoup ont compris que les travailleurs.ses en lutte contre la réforme des retraites devaient absolument sortir victorieux.ses du bras de fer contre le gouvernement. Il en va non seulement des pensions de retraite mais aussi du rapport de forces global entre les travailleur.se.s, d’un côté, le patronat et le gouvernement de l’autre. Infliger une défaite à Macron, c’est faire changer la peur de camp, c’est mettre notre camp en situation de passer à l’offensive, de commencer à revenir sur quarante années de démantèlement des conquêtes sociales et d’imposer ses propres revendications, pour des hausses de salaire, contre les licenciements et suppressions de postes, contre la précarité, etc.

Les grévistes sont légitimes à demander aux directions syndicales et aux partis de « gauche » de financer intégralement la grève

Malheureusement, la politique des directions syndicales dans tous les domaines constitue à ce stade un obstacle considérable à la victoire. Nous l’avons déjà longuement analysé dans nos articles du 12 décembre et du 20 décembre : refus de rompre les concertations et de formuler clairement le mot d’ordre du retrait, plateforme revendicative trop étroite pour réussir à engager massivement dans la lutte l’ensemble des professions, refus d’appeler à la grève générale pour vaincre Macron et le MEDEF, auxquelles les dirigeants syndicaux opposent des journées d’action, des « temps forts », etc. Les grévistes l’ont ressenti dans leur chair avec l’appel à une prochaine journée de mobilisation le 9 janvier, plus de 3 semaines après celle du 17 décembre : une trêve qui ne dit pas son nom.

Mais cette orientation des directions syndicales s’exprime aussi sur le plan financier. En effet, les syndicats et les partis disposent de réserves financières significatives. Et, vu l’ampleur du soutien à la grève dans l’opinion, elles pourraient aisément collecter des sommes suffisantes pour financer plusieurs semaines de grève (environ 30 euros par adhérent.e de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires pour payer 10 jours de grève de 50 000 grévistes, en se basant sur l’hypothèse très large qu’elles et ils gagnent 2100 euros net en moyenne). Or, pour le moment, les directions syndicales donnent l’impression de faire le service minimum de ce côté-là. A ce stade, les grévistes ne savent ni quelle somme elles et ils peuvent espérer toucher, ni quand l’argent leur parviendra, sans compter que les travailleur.se.s non syndiqué.e.s peuvent craindre de ne rien toucher. Cela contribue à rendre plus difficile chaque jour la poursuite de grèves isolées dans quelques secteurs, notamment la RATP, la SNCF et les raffineries. Pourtant, vu l’enjeu, les directions de ces organisations devraient en toute logique mettre tout de suite l’argent nécessaire à la disposition des grévistes, afin de renforcer leur détermination, de leur permettre de tenir et de trouver ainsi un point d’appui pour entraîner tou.te.s les autres.

Les grévistes sont parfaitement légitimes à demander aux directions des organisations syndicales et des partis de « gauche » qu’elles fassent au plus vite ce qu’elles auraient déjà dû faire par elles-mêmes depuis longtemps : distribuer de suite aux grévistes les sommes dont elles disposent ou peuvent rapidement disposer, et organiser une grande campagne de solidarité financière en utilisant leur influence. Mais pour formuler cette demande avec une certaine chance de succès et pour organiser la solidarité financière en attendant une éventuelle réponse des sommets syndicaux et politique de la « gauche », les grévistes ont besoin de s’organiser et de se coordonner beaucoup mieux.

Pour assurer une solidarité financière efficace, il faut structurer la grève

La caisse de grève nationale organisée l’année dernière par les enseignant.e.s pour la grève du bac donne une idée de ce qui peut être fait. La caisse était nationale, mais les demandes devaient passer par les échelons locaux : elles étaient d’abord contrôlées par l’assemblée des grévistes ou par des collègues mandaté.e.s à cet effet dans chaque établissement, puis elles étaient regroupées dans chaque département ou académie, et enfin centralisées au niveau national. En fonction des sommes recueillies pour la caisse de grève, on pouvait fixer les montants à verser aux grévistes ayant fait une demande. Une organisation comparable pourrait tout à fait aujourd’hui être réalisée dans les AG des dépôts et attachements de la RATP, de la SNCF, des raffineries et de tout autre secteur en grève reconductible. Il faudrait aussi une coordination de ces différentes AG à l’échelle de l’ensemble de l’entreprise.

En outre, il est possible, comme cela se fait dans certains établissements de l’enseignement, de verser de l’argent tout de suite (à chaque fin de semaine) à tou.t.e grévistes ayant fait une demande de soutien financier validée par l’AG ou par des collègues mandaté.e.s par l’AG pour tenir la caisse de grève. C’est évidemment bien plus efficace que de payer a posteriori. En effet, les grévistes ont ainsi pendant la grève elle-même, quand se pose la question de poursuivre ou d’arrêter, la certitude que son coût sera diminué, car elles et ils reçoivent immédiatement les versements et peuvent en mesurer le montant.

Un comité central de grève à la RATP, à la SNCF, dans les raffineries, regroupant les délégué.e.s de chaque AG, aurait, d’une part, l’autorité nécessaire pour formuler une telle demande aux organisations syndicales et aux partis de « gauche », alors qu’une AG isolée risque toujours de ne pas être prise au sérieux. Il aurait aussi, d’autre part, beaucoup plus de poids pour organiser une campagne de solidarité financière immédiate en direction de tou.te.s les autres travailleur.se.s. En effet, aujourd’hui, devant la multiplication des caisses de grève en ligne, il est difficile de savoir comment l’argent donné (à qui ? selon quels critères ? etc.) sera utilisé et cela constitue évidemment un frein à ces dons.

Dans l’immédiat, financer les caisses de grève en privilégiant la transparence et les caisses gérées par les grévistes elles-mêmes et eux-mêmes

Cependant, on ne peut pas attendre que la structuration de la grève pour engager l’effort maximum de soutien financier à la grève. Il est d’ores et déjà possible de verser dans les caisses de grève ouvertes par les grévistes dans tel ou tel attachement, dépôt, gare, raffinerie, etc. Nous pensons qu’il faut privilégier les versements à des caisses contrôlées par les grévistes et/ou qui privilégient la transparence, et qui s’engagent à verser les sommes collectées à tou.te.s les grévistes, qu’elles et ils soient syndiqué.e.s ou non.

Certain.e.s d’entre nous ne peuvent pas en ce moment participer aux grèves ou n’ont pas encore pu car le mouvement n’est pas assez généralisé (comme pour les précaires), mais se sentent solidaires du mouvement. Ils et elles peuvent financer les caisses de grève pour aider les grévistes actuel.le.s à tenir bon. Car pour les grévistes, les caisses de grève ne sont pas seulement des outils pour mieux supporter le poids financier de la grève et pour parvenir à boucler les fins de mois ; elles sont tout autant un fort encouragement à tenir bon, en se sentant aidé.e.s et soutenu.e.s par des millions de gens.

En cette période de fêtes, soutenons-les et donnons massivement aux caisses de grève ! Nous pensons qu’il faut avant tout soutenir les secteurs en grève reconductible, à commencer par ceux ayant démarré le 5 décembre, plutôt que des secteurs ayant seulement participé à des temps forts. Nous relayons ici, de façon non-exhaustive, deux types de caisses de grève : des caisses gérées par des syndicats ou des regroupements syndicaux qui affirment un engagement de respect des principes définis plus haut ; et des caisses de grève mises en place par des grévistes et semblant donc avoir pour principe de reverser l’argent à tou.te.s les grévistes au prorata des jours de grève, sans distinction d’appartenance syndicale. Nous recommandons bien sûr de donner en priorité aux caisses affichant ces principes de façon explicite.

Si vous gérez une caisse de grève selon des critères qui correspondent à ce qui a été défini plus haut, n’hésitez pas à nous écrire.

1. Caisses gérées par des grévistes elles-mêmes et eux-mêmes

RATP :

Caisse de grève du dépôt de bus de Vitry

Caisse du dépôt de bus de Saint Maur

Caisse du dépôt de Pleyel

Caisse de grève du dépôt RATP de Pantin (Flandre)

Caisse de grève du dépôt RATP de Paris 20e (Lagny)

Caisse de grève du dépôt RATP Ivry-sur-Seine

Caisse de grève du dépôt RATP de la Haie Coq (Aubervilliers)

Caisse de grève du dépôt RATP des Bords de Marne (BDM), de Neuilly-Plaisance (93360)

Caisse de grève du dépôt RATP Montrouge-Porte d’Orléans

Caisse de grève de la ligne 2

Caisse de grève des lignes 3 et 3 bis

Caisse de grève de la ligne 5 du métro, terminus Place d’Italie

Caisse de grève de la ligne 7

Caisse de grève de la ligne 11

Caisse de grève de la ligne 12

Caisse de grève des agents du RER A

Caisse de grève des agents du RER B

Caisse de grève RS-RATP

SNCF :

Caisse de grève des cheminots de Bordeaux

Le Bourget

Mantes

Cheminots grévistes de Trappes et Rambouillet

Paris Sud-Est (”reversé à tous les grévistes, syndiqués ou non”)

Brétigny (91)

Cheminots de Persan (95)

Caisse de grève du Technicentre de Châtillon

Caisse de grève des cheminots de Mulhouse en lutte

Caisse de solidarité avec les cheminots de Midi-Pyrénées

Éducation :

Coordination nationale des établissements en lutte

• Il existe aussi d’innombrables caisses de grève par établissement, localité, académie…

Énergie :

Raffinerie de Grandpuits (77)

Nettoyage :

Caisse de grève IBIS Batignolles (gérée par CGT-HPE)

Radio France

Culture :

Caisse de soutien BnF

Caisse de solidarité de la BPI (Centre Pompidou) en lutte

BULAC (Bibliothèque universitaire des langues et civilisations)

Interprofessionnel :

Caisse des grévistes de Saint Denis

2. Caisses syndicales ou intersyndicales

• Caisse interprofessionnelle nationale :

--> Infocom CGT (en cogestion avec d’autres syndicats, notamment la CGT Goodyear et SUD Poste 92). On pourra lire ici les comptes très détaillés de la caisse de grève et la charte des principes présidant à sa gestion.

• Caisses interprofessionnelles au plan local ou départemental

--> Intersyndicale interpro de l’Eure

--> CGT Paris (qui précise : « Les fonds recueillis seront reversés aux salariés et aux agents qui auront fait grève au moins 5 jours contre le projet du gouvernement, au prorata des retraits de salaires qu’ils auront subis… Un point quotidien sera fait sur les sommes récoltées et celles redistribuées aux grévistes. »)

• Caisses syndicales par secteur

--> La Fédération SUD Education qui précise que « la cagnotte sera partagée au niveau local, sans distinction entre syndiqué.es ou non »

--> SUD Rail (national)

--> CGT Cheminots Versailles

--> CGT de Montereau

--> Solidaires RATP

Ecrit par Tendance ARC du NPA