Du fric pour les grévistes, beaucoup et tout de suite ! (version longue)

La mobilisation contre la funeste réforme des retraites que Macron et sa bande – n’ayant plus guère que leurs robocops comme « argument » face aux grévistes et à tou.te.s celles et ceux qui contestent ce hold-up sur nos vies de future.s retraité.e.s, et celles de nos enfants et petits-enfants – veulent nous imposer à coup de mensonges, au pas de charge et à coup de matraques et de LBD, est à un tournant.

La situation dans les secteurs à la pointe de la lutte

Les secteurs de pointe dans la lutte, SNCF et RATP, sont toujours mobilisés – quel courage, de lutter ainsi pour l’ensemble des travailleurs.ses, malgré le mépris et les quolibets gouvernementaux et médiatiques, et malgré la répression qui se durcit ! – et ils tiennent encore bon, mais nous arrivons clairement à un moment difficile. Parmi les grévistes, il existe à coup sûr un vaste ensemble de travailleurs.ses qui veut poursuivre la grève à tout prix, pour ne pas avoir mené cette bataille héroïque pour rien, pour défendre leur honneur, et pour ne pas céder face à cette infecte Macronie et à la veulerie des Berger et des Escure qui prétendent parler en leur nom et qui se couchent sans vergogne devant ce régime légitimement haï par les classes populaires. Mais dans une autre partie du mouvement à la SNCF et à la RATP, on sent aussi de la lassitude. Surtout, les difficultés financières sont de nature à faire reprendre le travail assez vite à une partie des grévistes, et donc à affaiblir l’ensemble du mouvement… si rien ne change dans la situation globale.

Il est donc nécessaire de réfléchir à la façon de lutter contre les risques réels d’effilochage de la grève, et la question que nous devons nous poser est la suivante : à quelles conditions, politiques et matérielles, pouvons-nous éviter une reprise, sans doute d’abord graduelle puis globale, du travail à la SNCF et à la RATP ?

Un choix de casse sociale délibéré, des ministres caricaturaux !

Il est possible que la bêtise répressive de ce gouvernement de cogneurs au service des vautours tels que BlackRock soit de nature à revigorer la lutte parmi les grévistes à la SNCF et à la RATP. L’émotion et la colère visible de milliers de grévistes après les agissements policiers gratuits contre des manifestant.e.s parfaitement pacifiques en fin de manifestation jeudi 9 janvier, en particulier les coups et blessures infligées à Irène, gréviste de la ligne 9 du métro1 – qui s’est fait ouvrir le crâne par une brute policière –, et un tir de LBD à bout portant sur un manifestant2, plus les gardes à vue de grévistes et de manifestant.e.s dans le seul but d’intimider pour l’exemple, le tout s’ajoutant aux sanctions disciplinaires contre des grévistes voulues par les directions des entreprises concernées, tout cela semble, à l’heure où cet article est écrit, plutôt faire jaillir encore plus de colère et souder les grévistes dans la lutte. Tout le monde peut voir aujourd’hui – mis à part celles et ceux qui sont vraiment naïfs.ves ou bien trop intoxiqué.e.s par les médias dominants, et surtout celles et ceux qui ont intérêt à ne pas vouloir ouvrir les yeux ! – ce qu’est ce gouvernement Macron, ses buts, ses méthodes et ses bénéficiaires. Un gouvernement au seul service des ultra-riches, qui est mandaté par eux, par les requins de la finance et par le Medef pour détruire la totalité de nos acquis sociaux – casser l’héritage social du Conseil National de la Résistance, disait-on déjà au Medef au début des années 2000 ! – et ce, quoi qu’on puisse lui opposer sur le plan des arguments. Car ce gouvernement se moque des arguments comme de la première chaussette d’Edouard Philippe ! Les deux ministres chargés de ce dossier en sont, de manières très différentes, les incarnations : Delevoye, le collectionneur de casseroles obligé à démissionner après que ses oublis intéressés, en matière notamment de liens avec le milieu des assurances, l’ont « plombé » ; puis son remplaçant, Pietraszewski, qui a semble-t-il misérablement échoué à convaincre qui que ce soit d’un tantinet sérieux au Sénat, tant il maitrise mal le dossier dont il a la charge.

Les arguments gouvernementaux ne convainquent pas ? Il reste la répression !

Macron et sa bande ne convainquent décidément pas sur le bien-fondé de cette réforme. Au contraire, toutes celles et ceux qui s’informent et se plongent dans le dossier en découvrent toute l’étendue dévastatrice pour le plus grand nombre, et doivent sans doute se pincer le nez en découvrant qui en sont les auteurs et les vrais bénéficiaires. Cette réforme est à vomir, tout comme l’est le gouvernement qui veut nous l’imposer !

Du coup, peu importe la roublardise de Delevoye ou l’incompétence de Pietraszewski. Il s’agit avant tout d’Emmanuel Macron, de son rôle de fondé de pouvoir de la haute bourgeoisie, de sa « stature » d’homme d’Etat et de sa place dans l’Union européenne, notamment face à Mme Merkel. Son caractère obstiné et son absence totale de considération pour ce que vit le monde du travail trouvent là des fondations politiques assez déterminantes. Faute de pouvoir gagner la bataille des idées, Macron mise sur l’asphyxie du mouvement, notamment l’asphyxie financière des grévistes, cherchant de plus à briser – à la manière d’une Margareth Thatcher – les secteurs historiquement les plus combatifs et les mieux organisés de notre classe, comme la SNCF et la RATP. Du coup, la répression se retrouve sur le devant de la scène, et c’est le sinistre Castaner, qui déjà s’est tant illustré par ses mensonges et par ses mutilations de Gilets jaunes ou de jeunes des quartiers populaires, et ses lieutenants les plus brutaux tels que Didier Lallement, préfet de police de Paris, qui sont amenés à jouer à nouveau les premiers rôles. Ces personnages sont dangereux, et sortent clairement de la légalité dans les consignes qu’ils donnent aux « forces de l’ordre ». Il faut exiger leur démission.

Comment aider les grévistes ? Comment étendre la lutte ?

Mais le seul sursaut d’indignation parmi les grévistes face à la répression ne pourra pas leur permettre de tenir une grève ultra-majoritaire très longtemps. Les arguments qu’on entend souvent, du style : « on n’a pas fait tout ça pour rien ? », « on ne va pas arrêter maintenant et reprendre le travail piteusement » ; les arguments honorables mais – dans la bouche de certain.e.s – un tantinet moralisants du type « défendre ce pour quoi les générations passées se sont battues », ou bien à l’inverse : « il faut tenir bon, pour nos enfants et pour les générations futures », tout cela a du bon et touche le cœur des gens, en particulier des grévistes impliqué.e.s, mais cela ne suffit pas. Une partie non négligeable des deux secteurs en grève illimitée depuis le 5 décembre (SNCF et RATP) pourrait bien reprendre le travail rapidement (notamment le 13 ou le 14 janvier, voire un peu plus tard), même la mort dans l’âme, simplement parce qu’il y a des factures à payer, qu’il faut remplir le frigo et mettre de la nourriture dans l’assiette des gosses. A ces grévistes courageux.ses, mais angoissé.e.s, fatigué.e.s et à court de fric, on ne peut pas se contenter de tenir des arguments moralisants. Ce type d’arguments est finalement assez facile, peut être vécu de façon injustement culpabilisante, et cela ne marchera pas.

Pour reprendre courage, ne pas se démobiliser, voire même se remobiliser, les grévistes des secteurs en pointe qui ont déjà largement dépassé le mois de grève ont besoin de l’une au moins des deux choses suivantes : des perspectives claires d’extension d’une vraie grève jusqu’au retrait dans d’autres secteurs (notamment l’Éducation, mais aussi l’électricité, les ports, les raffineries… et le secteur privé), et de la mobilisation la plus forte possible dans la grève et dans la durée du plus grand nombre de secteurs possible. Le démarchage des grévistes SNCF, RATP, Education, etc. auprès des travailleurs.euses d’autres secteurs pour essayer de les convaincre de rejoindre la grève est une façon utile de construire la grève générale illimitée dont nous avons besoin, mais on voit que dans les secteurs moins mobilisés, il y a des hésitations. Qu’attendent ces hésitant.e.s pour rejoindre la lutte? Pour beaucoup, que soient réunies de meilleures conditions de lutte. Beaucoup semblent tétanisé.e.s : d’un côté ils et elles détestent Macron et sa réforme ; d’un autre ils et elles n’osent pas entrer dans la bataille, car il n’apparait pas assez de signaux clairs qu’on peut toutes et tous faire plier Macron. En fait, les directions syndicales envoient même des signaux contradictoires qui ne peuvent pas inspirer confiance aux travailleurs.ses.

Mettre fin au « dialogue » sur les retraites !

Nous l’avons déjà dit ailleurs, mais répétons-le : continuer à aller à des discussions, ou concertations ou négociations avec le gouvernement (sous prétexte, par exemple, de refuser la « politique de la chaise vide ») comme le font les organisations de l’intersyndicale, qui par ailleurs réclament d’une façon plus ou moins claire selon les versions « le retrait » de la réforme n’a pas de sens. On ne négocie pas une réforme dont on demande le retrait. C’est une contradiction en soi ! Proposer une « autre réforme » favorable aux travailleurs.ses à un gouvernement comme celui de Macron-Philippe est une impasse stratégique doublée d’un message confusionniste pour les travailleurs.ses : celui de faire croire qu’un pareil gouvernement pourrait « changer de camp » et se mettre à devenir favorable au plus grand nombre, alors qu’il n’est que l’émanation des ultra-riches et de leur gloutonnerie destructrice sans limite. Comment croire qu’un tel gouvernement, qui utilise la matraque et le flash-ball contre les manifestant.e.s et les grévistes, pourrait faire une réforme des retraites favorable à notre classe : un peu de bon sens suffit à comprendre que c’est une impossibilité totale ! La réforme de Macron, nous devons parvenir à la poubelliser en continuant à exiger son retrait pur et simple, et une victoire sur cette question brûlante pourra être un point d’appui solide pour dégager carrément Macron et son monde, et notamment penser alors à une réforme des retraites favorable à notre classe ! Et le plus tôt sera le mieux !

Grève générale jusqu’au retrait maintenant ! Les directions syndicales doivent l’assumer !

L’intersyndicale doit donc claquer la porte en plein dans le nez du gouvernement. Et si elle est vraiment du côté des grévistes et des travailleurs.ses, qu’elle le montre sans ambiguïté : pour commencer, en appelant, ENFIN (!) et clairement, à la grève interprofessionnelle illimitée jusqu’au retrait. Non pas une journée par-ci, une journée par-là, un mot d’ordre de plusieurs jours dans tel secteur, puis dans tel autre… Pendant la perte de ce temps précieux, les grévistes de la première heure se fatiguent dans l’isolement de leur lutte ; et certain.e.s commencent à désespérer et pensent à la reprise du travail. Les organisations syndicales reçoivent de l’argent des adhérent.e.s. On peut parier que l’immense majorité de ces adhérent.e.s des organisations de l’intersyndicale seraient d’accord sur l’idée que tout doit être fait pour aider à tenir les grévistes des fers de lance du mouvement – il serait bien utile de disposer d’études sur ce sujet – et que cela implique l’extension de la grève. Les directions syndicales qui se disent hostiles à la réforme devraient montrer une cohérence totale en ce sens : les grévistes SNCF et RATP ont besoin de relais d’autres secteurs ; les organisations de l’intersyndicale doivent donc appeler dès maintenant à une grève interprofessionnelle illimitée jusqu’à ce que Macron ravale sa copie. Elles doivent aussi, régionalement et localement, mettre leurs moyens à disposition des grévistes pour construire cette grève. Voilà une première exigence qui doit monter de partout : des AG de grévistes dans les secteurs en lutte depuis le début, dans les secteurs qui commencent à se mobiliser, dans ceux où il y a encore des hésitations trop nombreuses ; dans les syndicats eux-mêmes, la base des adhérents aurait tout intérêt à faire remonter, sous forme de motion, de délégation, etc. cette exigence des grévistes, de celles et ceux qui ont le plus besoin de relais : la SNCF et la RATP. Les directions de l’intersyndicale ne semblent pas vouloir le faire, c’est assez évident. Sinon, pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Et pourquoi poursuivre avec une mobilisation en dents de scie et proposer encore 3 jours de mobilisation la semaine prochaine ? Pourquoi pas un appel clair à tout bloquer, maintenant, tou.te.s ensemble dans tout le pays? On entend déjà les réponses des chefs syndicaux : « une telle grève, cela ne se décrète pas ; cela ne se fait pas en appuyant sur un bouton », etc. Certes, mais ces mêmes chefs syndicaux doivent répondre alors à une question simple : y a-t-il plus de chance de mettre le pays en grève jusqu’au retrait si les directions de l’intersyndicale prennent leurs responsabilités et y appellent clairement, tout en aidant à la construire concrètement? Ou en laissant chaque secteur gérer les choses localement, dans son coin ? Qu’est-ce qui donnerait plus confiance aux hésitant.e.s ? Certes, on ne peut pas préjuger à coup sûr du résultat d’un tel appel, mais les chances de victoire nous semblent infiniment plus grandes dans ce cas qu’en laissant perdurer le flou, les temps forts et les grèves sectorielles, une stratégie qui à déjà souvent montré sa nuisance, sa capacité à épuiser les combattants.

Besoin urgent d’argent pour les grévistes. Comment faire ?

Au-delà de ces exigences d’extension du mouvement, les grévistes de la première heure – et même celles et ceux de la deuxième heure – ont besoin d’argent. Nous avons déjà traité dans un précédent article de la question des caisses de grève3.

Depuis la publication de cet article, l’urgence n’a fait que se renforcer et devenir plus pressante pour les grévistes. Des caisses de grève existent, nombreuses, syndicales, intersyndicales, autogérées par les grévistes – mais alors il s’agit de cagnottes par gare SNCF, dépôt de bus, ligne de métro ou RER, etc. Une gestion centralisée par les grévistes elles et eux-mêmes d’une caisse de grève centrale serait un progrès. Il faut continuer à aller en ce sens. Il faut aussi continuer à récolter du fric localement, sur les péages d’autoroutes, multiplier les appels au soutien financier. Il faut aussi développer la solidarité financière internationale : des travailleurs.ses et des syndicats de nombreux pays soutiennent moralement les grévistes français ; des messages de soutien nous parviennent, du Royaume-Uni au Brésil en passant par l’Espagne. Cette solidarité internationale doit s’amplifier et rapporter de belles sommes, mais cela prend du temps. De même, les caisses de grève interprofessionnelles ou par branche n’ont pas encore récolté assez d’argent pour distribuer des sommes suffisantes à tou.te.s les grévistes après bientôt 40 jours de grève.

Donc, comme dans d’autres cas, il faut prendre l’argent là où il est ! Où se trouvent, dès maintenant, les millions d’euros nécessaires à permettre à la SNCF et à la RATP – et quelques autres de façon plus récente ou plus isolée – de tenir bon ? Les partis de gauche institutionnels disposent d’argent – l’argent qui vient de nos impôts et sert à financer la vie politique ; ils peuvent et doivent faire des dons généreux aux grévistes, et ainsi concrétiser leur soutien sur le plan matériel. Les grévistes ont toute légitimité pour s’adresser à ces forces politiques, qui souvent les remercient de se battre pour tout le monde, pour les jeunes générations, etc.

L’argent des syndicats

Mais surtout, les centrales syndicales disposent de beaucoup de moyens qu’elles peuvent mettre – au moins en partie – à disposition de celles et ceux qui luttent et qui commencent à être assailli.e.s par les difficultés financières. Il y a l’argent des adhérent.e.s, dont, répétons-le, on peut être sûr.e que ces dernier.e.s verraient d’un très bon œil qu’il serve à payer des jours de grèves. Mais il faut penser aussi au Fonds pour le financement du dialogue social, qui concerne le secteur privé et pas la Fonction publique, mais qui a géré la somme rondelette de 126,8 millions d’euros en 2018 pour financer les missions de « dialogue » entre les organisations patronales et syndicales. Selon L’Express, « ces sommes contribuent au financement de la gestion des organismes paritaires, de la participation des partenaires sociaux aux politiques publiques et à la formation syndicale de salariés »4. Les montants alloués aux « partenaires sociaux » sont fonction des règles de « représentativité » définies en 2017. Oublions l’argent donné aux organisations patronales (plus de 25 millions d’euros dont 13,27 millions pour le Medef) ! On ne pourra guère compter sur ce camp-là pour aider les grévistes ! Du côté des forces syndicales représentant les salarié.e.s, on arrive à un cumul de plus de 85 millions d’euros. La CFDT, devenue premier syndicat dans le secteur privé, a perçu la plus belle part : 19,53 millions d’euros. Mais inutile, là aussi, d’essayer d’aller réclamer de l’argent à Laurent Berger, félon historique, grand maitre en matière de trahison de la classe ouvrière, qui aurait une réponse toute simple à apporter à une telle exigence si elle devait lui être formulée : « Nous n’avons pas appelé à faire grève contre la réforme… nous n’avons donc pas à payer ! ». Derrière la CFDT, la CGT a reçu 18,9 millions ; FO, 15,4 millions ; la CFE-CGC, 13 millions ; la CFTC, 11,8 millions. Parmi les syndicats « non représentatifs », l’UNSA a touché 3,8 millions ; et Solidaires, 2,7 millions… Parmi les centrales faisant partie de l’intersyndicale opposée à la réforme des retraites, on peut déjà additionner 18,9 (CGT) + 15,4 (FO) + 13 (CFE-CGC) + 2,7 (Solidaires) soit un total tout rond de 50 millions d’euros. A quoi il convient d’ajouter les sommes perçues par la FSU pour sa participation au « dialogue social » dans la fonction publique.

Ce n’est pas l’argent qui manque, mais la volonté de le mettre à la disposition des grévistes !

On le voit, de l’argent disponible, il y en a assez dans les grandes centrales syndicales. Celles-ci peuvent y ajouter des collectes auprès de leurs adhérent.e.s et autour de leurs implantations sur les lieux de travail… Mais au fond, il s’agit d’un choix stratégique de fond : les organisations participant à l’intersyndicale opposée à la réforme des retraites de Macron veulent-elles utiliser une partie de ces sommes pour payer des jours de grève ? Les grévistes de la première heure et, sans doute, une majorité de salarié.e.s dans le pays y trouveraient du soutien, du réconfort et on pourrait assister à un regain de confiance populaire dans les syndicats. En tout cas, les grévistes et celles et ceux qui veulent les rejoindre ou s’y apprêtent, seraient bien inspiré.e.s de faire remonter des exigences en ce sens.

Pour notre part, nous nous inscrivons totalement dans la perspective de la motion votée cette semaine à l’assemblée interprofessionnelle des grévistes de Nancy5. De tels textes devraient se multiplier partout dans le pays, pour mettre la pression sur les directions syndicales et apporter à très brève échéance une solution au problème matériel bien réel des secteurs en grève.

1. Voir notamment ici : https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/elle-avait-le-visage-et-le-pantalon-macules-de-sang-enquete-ouverte-apres-des-coups-de-matraque-sur-une-manifestante-a-paris_3778987.html

2. Voir notamment ici https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/10/greve-du-9-janvier-ce-tir-de-la-police-a-bout-portant-sur-un-manifestant-est-il-reglementaire_1772207

3. C’est ici : https://alt-rev.com/articles/2019-12-organiser-la-solidarit%C3%A9-financi%C3%A8re-avec-les-gr%C3%A9vistes-un-combat-politique-urgent-pour-vaincre-macron-et-son-monde/

4. Le financement de ce fonds est basé pour 95,5 millions d’euros sur une contribution de 0,016% sur la masse salariale et sur une subvention de l’Etat de 32,6 millions d’euros. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/pour-financer-le-dialogue-social-syndicats-et-patronat-ont-recu-126-8-millions-en-2018_2108378.html

5. Lire ici La mobilisation contre la funeste réforme des retraites que Macron et sa bande – n’ayant plus guère que leurs robocops comme « argument » face aux grévistes et à tou.te.s celles et ceux qui contestent ce hold-up sur nos vies de future.s retraité.e.s, et celles de nos enfants et petits-enfants – veulent nous imposer à coup de mensonges, au pas de charge et à coup de matraques et de LBD, est à un tournant.

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